Régulièrement sur ce site apparaîtront des questions que tout un chacun(e) peut se poser sur le travail thérapeutique en Catharsis.

Pour cette première fois, j'ai choisi trois questions-réponses extraites de mon livre J'ai cherché ma vérité et j'ai trouvé la liberté paru en 2016.

Elles sont toujours d'actualité, tant les peurs font partie de la condition humaine.

• Est-ce que ça risque de changer toute ma vie ? Le changement me fait peur.

S’il y a eu de grands changements dans la vie des trois personnes présentées, ils se sont réalisés à partir de leur intériorité. Parfois, il y a un changement total de vie aussi dans les conditions dites extérieures. Parfois, non, parce que la vie de la personne lui convient. Il y avait alors « seulement »dessymptômes, dans une vie en adéquation avec l’extériorité mais dans laquelle l’état d’âme n’avait pas suivi pour des raisons que le mental ignorait. Devenir qui on est ne s’accompagne pas nécessairement de grands changements extérieurs. On se sent libéré du poids du passé qu’on n’avait pas toujours conscience d’avoir, car il s’exprimait par des symptômes.

• Est-ce que tout cela ne risque pas de me re-traumatiser ?

 On consulte parce que l’on est traumatisé, même sans le savoir. Le subconscient ne laisse jamais se révéler ce que l’on ne peut pas intégrer.

 • Je n’ai pas eu une enfance traumatisante et pourtant je ne vais pas bien, je ne vis pas la vie que je voudrais avoir. La Catharsis s’applique-t-elle ?

Les cas présentés peuvent faire penser à des situations exceptionnelles, d’une part parce que la vision intérieure domine et d’autre part, parce qu’il y a aussi des abus commis. Toutefois, un passé enfoui peut prendre les traits d’une banalité quotidienne. Comment se traduisent les ambiances délétères, lourdes, mortifères, la non-vie projetée sur tout ce qui cherche à grandir dans l’enfant et à s’épanouir ? Tout n’est pas visible, la souffrance de l’enfant s’enracine dans le décalage entre les aspirations de son âme et la socio-culture dans laquelle il baigne.

En dernier ressort, l’évaluation permet de vérifier si la Catharsis s’applique, incluant le point essentiel de la rencontre avec le subconscient. 

Très familièrement dit, Madame et Monsieur « tout le monde », de par le fait qu’ils ont eu une enfance, sont susceptibles d’avoir besoin de libérer leur passé. Le tout est une question de conscientisation de la souffrance, celle-ci reste le moteur de la démarche. Et de vouloir lâcher les solutions pathétiques mises en place.