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Québécois d’origine belge, né en 1928 et décédé en 1999. De façon surprenante, il découvre le Tunnel du Subconscient le 24 mars 1978. Il développe alors la Catharsis qui permet de guérir des douleurs du passé même si elles ont été occultées.

Si à douze ans, il voulait devenir médecin du cerveau, chirurgien, « pour voir comment ça fonctionne et pouvoir résoudre les problèmes des gens », la vie sembla en décider autrement, du fait la seconde guerre mondiale. Il devint Polytechnicien. Pourtant, après des détours par le marketing, les sciences de l’éducation et la télévision, le destin le ramène à son véritable chemin avec l’hypnose au début, puis la sophrologie, avant de trouver la Catharsis. Il réalise ainsi son rêve d’accompagner les personnes pour guérir leurs souffrances en profondeur. Les découvertes de Henri Laborit sur l’Inhibition Chronique de l’Action l’ont fortement confirmé dans sa Catharsis. Précisons qu’il faut absolument la différencier de l’hypnose qu’Albert Glaude a abandonnée dès qu’il s’est consacré à la Catharsis et n’a en aucun cas autorisée à pratiquer dans cette thérapie.

Comme il se plaisait à le dire, c’est parce qu’il n’était pas thérapeute de formation qu’il a pu faire sa découverte initiale. Il s’est ouvert à la vie plutôt que de réfuter ce qui n’aurait pas été en adéquation ni avec son savoir académique, ni avec les connaissances de l’époque, qu’il n’aurait pas pu remettre en question. Depuis le jour de sa découverte en 1978, il n’eut de cesse d’appliquer et de perfectionner cette merveilleuse méthode thérapeutique et de la transmettre au Canada tout d’abord et en Europe ensuite. Le premier Catharsiste européen, Léon Renard, a été diplômé en 1991.

Albert Glaude a créé la Corporation Internationale des Catharsistes Glaudiens (CICG) qui regroupe les psychothérapeutes praticiens de sa catharsis, dans le but d’assurer la formation continue et de garantir une déontologie de la profession. L’année avant son décès, il formait deux personnes habilitées à former des Catharsistes glaudiens en la personne de Louise Pelletier au Canada et Nicole Lecocq-François en Europe.

Tel que je l’écris dans mon premier livre, Albert Glaude est pour moi « Un être destiné à une découverte majeure, ayant développé des perceptions particulières en fonction de son histoire, de ses dispositions personnelles, de son esprit... devenant psychothérapeute après un parcours riche de multiples expériences… ayant œuvré à ce que la personne se sente plus belle à l’intérieur d’elle-même. »

 

Bibliographie :

Catharsis - Le Tunnel qui conduit à la guérison, éd. Stanké, réédité sous le titre Guérir ses souffrances émotives, éd. Stanké et de l’Homme, 1984.

Albert Glaude y relate l'histoire de la découverte de la Catharsis. On y apprend comment un tunnel mental, unique à chaque individu, permet de rejoindre et de boucler les événements du passé totalement oubliés. Grâce à cette intégration, l'auto-guérison s'installe. Les histoires de cas cliniques, ainsi que les références scientifiques sont nombreuses.

Guérir des autres, éd. de l’Homme, 1991.

Dans son second livre, plus technique, Albert Glaude rend compte de l'élargissement du champ d'application de sa méthode.  De nombreux autres cas cliniques sont présentés et expliqués, ainsi qu'une approche originale des pathologies graves. Un livre exceptionnel.

Ces deux ouvrages sont épuisés. Ils peuvent cependant se commander sur certains sites de vente de livres d’occasion.

 

Quelques citations d’Albert Glaude :

Le mal portant sait tout des origines de sa maladie mais il ignore qu’il le sait (A.G.).

Je crois que jamais personne ne pourra valablement prétendre comprendre tout ce qui se passe dans l’esprit des autres en procédant à des observations ou en recourant à des tests de classification. C’est au niveau du Subconscient que se trouve l’intégrale connaissance des choses, et il n’y a que l’individu concerné qui puisse y aller voir (A.G.). 

Puis un jour, j’ai eu la chance d’entrevoir qu’il suffisait généralement que le malade prenne connaissance de tous les « pourquoi » de sa maladie pour en être guéri, sans médicaments ni directives. De ce jour, je me suis progressivement limité à tenir le rôle plus modeste de non-intervenant qui fait seulement une mise en situation par laquelle le malade chemine à son propre rythme afin de laisser son subconscient s’exprimer librement (A.G.).

Redonner le premier rôle au malade plutôt qu’au thérapeute (A.G.).